Promenade à Batignolles
The Batignolles district, now a haven of tranquility in Paris's 17th arrondissement, dates back to the early 15th century. Initially comprised of farmland dotted with windmills, it later served as a royal hunting reserve before becoming a village, and then, in 1860, being incorporated into Paris. Despite urbanization, Batignolles retains a village atmosphere, with its narrow streets, neighborhood markets, and cafés—a place where history and contemporary life coexist harmoniously.
Paris is often celebrated for its architecture, gastronomy, and culture, but it's its more modest corners that attract me. Each neighborhood has its own rhythm, its own stories, and in Batignolles, traces of the rural past remain perceptible in the open streets and the small living spaces nestled between the buildings.
This project began during my daily commutes from Asnières, which gradually transformed into more mindful walks through Batignolles. Through these photographs, I sought to "listen" to the neighborhood, to observe how people move, pause, and engage with their surroundings. My focus is neither on progress nor nostalgia, but on coexistence: the subtle and enduring resilience of a place that continues to discover itself.
Le quartier des Batignolles, aujourd’hui un havre de tranquillité dans le 17ᵉ arrondissement de Paris, remonte au début du XVe siècle. Initialement constitué de terres agricoles parsemées de moulins à vent, il servit ensuite de réserve de chasse royale avant de devenir un village, puis, en 1860, d’être intégré à Paris. Malgré l’urbanisation, les Batignolles conservent une atmosphère de village, avec leurs rues étroites, leurs marchés de quartier et leurs cafés, un lieu où l’histoire et la vie contemporaine coexistent harmonieusement.
Paris est souvent célébré pour son architecture, sa gastronomie et sa culture, mais ce sont ses recoins plus modestes qui m’attirent. Chaque quartier a son propre rythme, ses histoires, et aux Batignolles, les traces du passé rural restent perceptibles dans l’ouverture des rues et les petits espaces de vie nichés entre les bâtiments.
Ce projet a commencé au cours de mes trajets quotidiens depuis Asnières, qui se sont progressivement transformés en promenades plus attentives à travers Batignolles. À travers ces photographies, j’ai cherché à « écouter » le quartier, à observer la manière dont les gens se déplacent, s’arrêtent et investissent leur environnement. Mon regard ne porte ni sur le progrès ni sur la nostalgie, mais sur la coexistence : la résilience subtile et durable d’un lieu qui continue de se découvrir lui-même.




